Société de transparence, société du secret

Nos sociétés de l’information exaltent volontiers la transparence. En politique, elle doit favoriser la gouvernance : plus d’ententes clandestines, de manoeuvres antidémocratiques obscures, d’intérêts occultes, de crimes enfouis. En économie, on voit en elle une garantie contre les défauts cachés, les erreurs et les tricheries, donc un facteur de sécurité et de progrès. Et, moralement, la transparence semble garantir la confiance entre ceux qui n’ont rien à se reprocher. Dans ces conditions, il est difficile de plaider pour le secret. Ou au moins pour sa persistance, voire sa croissance. Et pourtant…
societe de transparence, societe du secret

La transparence est aujourd’hui célébrée, tandis que l’époque est au soupçon généralisé. Pourtant le secret importe, dans les affaires régaliennes de l’État comme dans les affaires des entreprises. Réseaux sociaux et cyberespace sont les nouveaux territoires d’une dialectique entre intimité et totale publicité, qui débute dans notre smartphone. Il faut savoir se protéger.

Lire la suite sur Cairn

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article précédent
la conflictualite informationnelle a l’ere du digital

La conflictualité informationnelle à l’ère du digital

Article suivant
catalogne, la russie a-t-elle (reellement) essaye de diviser l’espagne…et l’union europeenne ?

Catalogne, la Russie a-t-elle (réellement) essayé de diviser l’Espagne…et l’Union européenne ?

Dans la même catégorie
Vote aux US
En savoir plus

Quelles leçons tirer des élections US pour la prochaine présidentielle française ?

Gestion du risque Covid-19, interventionnisme accru des réseaux sociaux, importance démultipliée de l’analyse d’opinion, des bases de données et des nouveaux vecteurs d’influence : la campagne présidentielle américaine de 2020 apparaît moins marquée par l’irruption d’innovations radicales que par l’adaptation à de nouvelles contraintes, tant sanitaires que numériques.
drole de guerre, confusionnisme et “pente douce”
En savoir plus

Drôle de guerre, confusionnisme et “pente douce”

2020 n’est pas 39, encore moins 40, mais les épiphénomènes que les réseaux sociaux et les médias nous donnent à voir, les manifestations de “défaitisme”, de résignation, d’angoisse, de désarroi, de colère et de confusion, et nous subsumons avec ce vocable fourre-tout tout à la fois les discours dits alternatifs et conspirationnistes qui émaillent le quotidien, nous rappellent quotidiennement que cette situation n’a rien de très originale.
books
En savoir plus

Interview pour Atlantico

La perspective d’une démocratie où deux types humains vivraient dans deux mondes – faits et affects – inconciliables, ne réjouit guère. La République suppose que les citoyens disputent de ce qui est souhaitable pour la Cité, non de ce qui est établi ou de ce qui est méchant.