Société de transparence, société du secret

Nos sociétés de l’information exaltent volontiers la transparence. En politique, elle doit favoriser la gouvernance : plus d’ententes clandestines, de manoeuvres antidémocratiques obscures, d’intérêts occultes, de crimes enfouis. En économie, on voit en elle une garantie contre les défauts cachés, les erreurs et les tricheries, donc un facteur de sécurité et de progrès. Et, moralement, la transparence semble garantir la confiance entre ceux qui n’ont rien à se reprocher. Dans ces conditions, il est difficile de plaider pour le secret. Ou au moins pour sa persistance, voire sa croissance. Et pourtant…
societe de transparence, societe du secret

La transparence est aujourd’hui célébrée, tandis que l’époque est au soupçon généralisé. Pourtant le secret importe, dans les affaires régaliennes de l’État comme dans les affaires des entreprises. Réseaux sociaux et cyberespace sont les nouveaux territoires d’une dialectique entre intimité et totale publicité, qui débute dans notre smartphone. Il faut savoir se protéger.

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