Xavier Desmaison

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Xavier Desmaison est président d’Antidox, cabinet de conseil en stratégie de communication, avec une forte dimension numérique. Il préside aussi Civic Fab, association spécialisée dans la lutte contre les fake news et théories du complot sur internet. Il co-préside aussi Monolith Partners, agence d’adtech et marketing digital. Il enseigne à Sciences Po les stratégies de communication d’influence. Il est aussi éditeur chez Hermann.
Citizan Kane
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Bienvenue dans un monde d’audiences massives et segmentées !

Aujourd’hui, le président Macron donne une interview au média vidéo numérique Brut. dans la foulée d’une vidéo virale parue dans Loopsider. Dans un autre registre, l’un des principaux think tanks français, l’Institut Choiseul, lance avec Antidox un nouveau média économique, Choiseul Magazine. Chacun perçoit bien que le monde des médias est en mutation accélérée, ce qui nécessite pour les dirigeantes et dirigeants de mettre en place de nouvelles stratégies dans leur approche de l’espace public.
clavier et marteau de justice
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Face à la haine en ligne, faut-il réguler davantage l’espace public numérique ?

Jean Castex souhaite créer un “délit de mise en danger par la publication de données personnelles”. Un tel délit existe peut-être déjà en droit français. Mais ce qui importe surtout est la question épineuse de la façon dont une telle législation pourra être concrètement mise en action pour protéger des personnes.
dossier iris infodemie
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Que faire vis-à-vis de l’infodémie ?

"L’espace public est donc tiraillé entre ouverture et protection, entre universel et relativisme polémique. D’où une impression de flottement et d’hésitation : la loi Avia a été censurée par le conseil constitutionnel et nul n’a su à coup sûr qui de Raoult ou de Véran avait eu le dernier mot… De la confrontation de ces lignes de partage émergera avec le temps ce qui a été gagné ou perdu. Une chose est certaine : des choix qui seront fait dépendent l’avenir de la démocratie et des dictatures, de la paix et de la guerre, et, peut-être, de l’évolution de nos civilisations."
a fleur de peau
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À fleur de peau

Nous nous réveillons donc en ce matin de printemps sans repère émotionnel ni rationnel. Notre système 1 est surchargé d’émotions négatives et notre système 2 tourne à plein mais sans contact clair avec les faits, sans capacité à fonder des vérités et sans construction aisée d’un récit commun.
quoi qu’il en coute
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“Quoi qu’il en coûte”

Les rêves et utopies ne manquent pas depuis plusieurs années. S’agit-il de créer des sociétés plus écologiques, d’instaurer un rapport de force social du « plus jamais cela », de modifier les paramètres de la mondialisation ? Une chose est sûre : nous savons maintenant qu’il est possible de choisir et que les dirigeants doivent définir et assumer une vision claire et déterminée.
livre ouvert
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La pétaudière de la peur

Si nous suivons Nussbaum, nous devons nous entraîner à écouter cette petite musique de peur quand elle s’immisce en nous et apprendre à la maîtriser. Elle s’adresse à nos réflexes infantiles et non à la raison. Elle n’aide pas à grandir, mais rend dépendant. Rappelons-nous Epictète.
l’« etrange defaite » du coronavirus, faillite industrielle ou intellectuelle ? par xavier desmaison
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L’« étrange défaite » du coronavirus, faillite industrielle ou intellectuelle ? par Xavier Desmaison

La « gripette » chinoise est devenue une pandémie exponentielle. L’histoire qui l’a emporté est celle de vieux modèles statistiques, dits compartimentaux, optimisés et généralisés grâce à l’informatique. A la portée de tout geek doté de Python et branché sur github, ces modèles se sont imposés aux dirigeants politiques occidentaux par le biais de l’Imperial College de Londres : tout le monde devise du R0 aujourd’hui, et le déconfinement sera adossé sur cet indicateur.
coronavirus
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La crise de confiance, « moment Tchernobyl » du Coronavirus

Le fait que nous en soyons là n’est pas bon signe pour le reste du monde. Nous croyons sincèrement ceux qui nous donnent 5 ans de retard sur les Etats-Unis quand, bien souvent, l’épicentre du virus, c’est nous : la « French theory » nous revient aujourd’hui des campus américains en version hollywood, cet art du soupçon qui pousse à tout déconstruire et à penser « qu’il n’y a pas de connaissance objective, mais seulement des interprétations du réel ».